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Désensibilisation

Désensibilisation

Désensibilisation

Vaccination allergénique

Immunothérapie spécifique (ou IT spécifique)

Ces trois termes sont synonymes.

A qui s’adresse la désensibilisation ?

La désensibilisation est bien tolérée, y compris par les enfants et peut se pratiquer à tout âge, dès 6 ans.

Le traitement est une très bonne alternative aux traitements médicamenteux. Il est très apprécié par les patients ne souhaitant pas de médicaments.

Le contenu du vaccin dépend de l’allergie (pollens, phanères de chat, acariens, venin de guêpe ou d’abeille,etc.) L’extrait ne contient pas d’autre médicaments (anti-histaminiques par exemple) demandant une métabolisation.

But de la désensibilisation

  • La désensibilisation se pratique de longue date
  • Les extraits de vaccination se sont beaucoup améliorés depuis 15 ans et donnent de très bons résultats : très nette amélioration des symptômes, guérison complète dans environ 60 à 70 % des cas
  • Les symptômes sont presque toujours améliorés et la progression ou l’aggravation des allergies sont stoppées
  • Le but est la guérison complète, soit l’absence de réaction allergique lors du contact avec l’allergène.
  • L’indication au traitement réside surtout dans la prévention de l’aggravation de l’asthme et l’amélioration de la qualité de vie : les allergies arrêtent d’être pires d’année en année. De plus, en cas de poli-sensibilités, le développement de nouvelles allergies est enrayé.
  • Dans le cas des guêpes ou abeilles, le but est d’empêcher une réaction potentiellement mortelle en cas de piqure.
  • La désensibilisation consiste à induire une tolérance et bloquer la progression de l’allergie.
  • Ce traitement diminue la réactivité du système immunitaire : les anticorps (IgE) des patients allergiques contre certaines protéines inoffensives de l’environnement (pollens p. ex.) ne réagiront plus lors de l’exposition
  • Par la suite peu ou pas de médicaments sont nécessaires (par ex. lors des pics de pollens)

Résultats de la désensibilisation

  • Net résultat obtenu, dès la 1ère année
  • Les patients allergiques aux pollens se sentent beaucoup mieux, et peuvent profiter du printemps ainsi que des activités en plein air
  • Pour les patients allergiques à la poussière de maison (acariens), le sommeil devient meilleur, le nez se débouche
  • Les patients allergiques au chat sont moins gênés
  • Les patients allergiques aux venins de guêpe ou d’abeille ne sont plus angoissés à l’idée d’une éventuelle piqûre
  • A noter également une meilleure résistance aux virus
  • De façon générale, l’amélioration de la qualité de vie est supérieure à l’inconvénient des injections.

Quel type de désensibilisation choisir ?

  • Les injections d’extraits standardisés d’allergènes par injection sous-cutanée sont efficaces, avec amélioration et potentielle guérison. Bonne prévention contre de nouvelles allergies. La quantité, qualité et pureté des extraits sont constantes.
  • Les désensibilisations par gouttes sublinguales, ou par comprimés, sont moyennement efficaces. Ils doivent être pris quotidiennement, également sur plusieurs années.

Comment se passe le traitement par injection ?

  • Les aiguilles utilisées sont très fines, stériles
  • Les injections sous-cutanées se font dans la graisse à l’arrière du bras et sont peu douloureuses
  • Le patient reste sur place 30 minutes après son injection pour surveillance, en cas d’apparition d’une réaction allergique (rare). Pendant ce délai, l’on peut boire, manger, lire ou se relaxer. Passé cette surveillance, les réactions systémiques (allergiques) sont très rares et en principe non dangereuses.

Organisation des injections

  • Pour toute désensibilisation, il y a d’abord une phase d’induction durant laquelle on augmente progressivement les doses d’allergènes, semaine après semaine. Cette phase permet d’augmenter le seuil de tolérance aux allergènes à un niveau normal. Pour les pollens, l’induction se fait dès le mois de septembre, afin d’être prêt pour la saison prochaine. Pour les acariens ou le chat, l’induction peut se faire n’importe quand.
  • Ensuite une phase d’entretien (une fois par mois, durant 3 à 5 ans) permet de maintenir la tolérance et de l’inscrire dans la « mémoire immunitaire ». Pour l’emploi du temps, les injections mensuelles sont relativement faciles à organiser. En cas de voyage ou longue absence, il faut éventuellement augmenter les délais entre les injections.
  • Il y a 2 protocoles possibles :
    • Per-annuel (=toute l’année) : efficace : résultat proportionnel à quantité administrée et longueur du traitement
    • Pré-saisonnier (de l’automne au début du printemps) : uniquement pollens → moins efficace (faibles doses et quantités).
  • A noter que pour la désensibilisation aux pollens, nous devons diminuer la dose injectée durant la saison des pollens et remonter à la dose d’entretien à la fin de la pollinisation.

Durée du traitement

Le traitement dure 3 à 5 ans : inscription à long terme du résultat dans la mémoire immunitaire

  • Base du traitement : 3 ans
  • Les 2 années supplémentaires (recommandées par l’OMS) sont indiquées seulement si le traitement est efficace et en l’absence de problèmes. Cela permet de consolider le résultat et de diminuer les risques de récidives à l’avenir
  • En dehors de la phase d’induction qui demande une disponibilité (une injection par semaine), la phase d’entretien est très facile à gérer (une injection par mois)
  • A noter que le traitement peut s’interrompre sans sevrage

Le traitement n’a pas d’effets secondaires au niveau général en dehors des réactions allergiques possibles : pas de problèmes métaboliques ni d’atteinte d’organe.

En cas de grossesse, les doses d’entretien peuvent être maintenues, mais pas augmentées (à cause du risque de réaction allergie ou anaphylaxie, nécessitant d’autres médicaments).

Effets secondaires possibles :

  1. Réactions locales au niveau de l’injection : ce n’est pas une réaction allergique, mais une inflammation locale ou granulome contre le produit (comme contre un corps étranger), pouvant être douloureuse et nécessiter un traitement local (froid), un antihistaminique ou un antalgique (paracétamol-aspirine). Imprévisibles et non systématiques, beaucoup de patients n’ont rien. Vous recevrez une ordonnance à titre préventif.
  2. Réactions de type anaphylactique : ces réactions allergiques sont rares et bien contrôlées. Elles surviennent le cas échéant pendant la demi-heure de surveillance au cabinet médical, et sont donc immédiatement prises en charge par le médecin. Il peut s’agir d’urticaire, angio-oedeme, rhinite, conjonctivite, asthme, mais aussi malaise et perte de connaissance pour les cas les plus sévères.
  3. Prévention : Il est important d’avoir sur soi quelques comprimés d’antihistaminiques (dans porte-monnaie) et un bronchodilatateur pour les patients asthmatiques. Le reste du traitement peut rester à la maison. Une ordonnance avec les médicaments nécessaires en réserve est distribuée en début d’année.

Spirométrie (fonction pulmonaire) et contrôle de la respiration : afin de dépister l’asthme et de vérifier l’effet du traitement. Se pratique idéalement pendant la saison des pollens. En principe 1 x/an, ou plus pour les patients asthmatiques. L’examen se déroule en 2 temps : 1ère expiration, prise d’un bronchodilatateur et 2ème mesure (vérifie inflammation bronchique).

Bilan de santé / Prise de sang avec contrôle général : utile pour le suivi du traitement, mais également à but préventif.

ENFANTS

  • Les allergies peuvent survenir à n’importe quel âge. Toutefois on évite de désensibiliser avant l’âge de 6 ans, sauf si l’enfant vient d’une famille très allergique (possible dès 4 ans dans ce cas)
  • Les enfants supportent étonnement bien le traitement, en dehors de la crainte des premières injections.
  • Dès qu’ils ont compris leur traitement, les enfants viennent d’eux même se faire traiter (en sortant de l’école par ex.)
  • Ils sont contents d’aller mieux, de ne plus être dérangés par leurs allergies. Ils peuvent à nouveau bien respirer et profiter du printemps en jouant dehors
  • Absence d’effets négatifs sur la croissance

GROSSESSE

  • Pas de toxicité directe sur l’embryon-fœtus, donc les injections peuvent être poursuivies
  • Pas de problèmes pour l’allaitement ni le bébé
  • Par contre, les doses ne peuvent pas être augmentées en raison du risque d’anaphylaxie ce qui pourrait perturber le déroulement de la grossesse
  • Si la patiente est d’accord de poursuivre son traitement, la dose d’entretien déjà atteinte est maintenue
  • Pour les pollens elle sera ré-augmentée après l’accouchement
  • Si la patiente préfère interrompre, le traitement sera repris dès la naissance (pas de problème pour l’allaitement)

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