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Pollens

pollen s'envolant

Les pollens font partie de l’organe reproducteur des plantes.

Ils sont transportés par le vent (aéroportés) ou les insectes sur des kilomètres et se trouvent partout, même en ville.

 

Chaque plante (essence), arbre, graminée, céréale ou herbacée, a un pollen bien particulier et une période de pollinisation spécifique dans l’année, influencée par le climat et la météorologie.

La période où les symptômes d’allergie sont constatés donne une indication sur le type de pollen provoquant l’allergie.

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Les pollens les plus allergisants sont les petits pollens  aéroportés.

Ils pénètrent facilement dans les voies respiratoires, rentrant profondément dans les fosses nasales et les bronches, s’agglutinant ensuite contre les muqueuses nasale et bronchique, ainsi que les conjonctives.

  • En Suisse, les arbres pollinisent généralement de fin janvier à fin avril. Les plus gênant sont le noisetier, l’aulne, le bouleau et le frêne. Habituellement, l’on est allergique aux 3 arbres principaux (aulne, bouleau, noisetier) car ils font partie de la même famille (betulacées) et induisent des réactions croisées.
  • Les graminées (gazon) et les céréales (blé, avoine, orge) pollinisent en mai-juin. La distinction précise entre les pollens de graminées et de céréales n’est pas indispensable, car tous ces pollens se ressemblent et croisent entre eux.
  • Les herbacées (armoise, plantain) pollinisent d’août au début d’octobre. L’allergie aux herbacées est moins fréquente.

La pollinose, ou allergie aux pollens est aussi connue sous le terme « rhume des foins« . Pour le sujet ayant tendance à faire des allergies, la ré-exposition chaque année aux pollens est un facteur entretenant la pollinose et stimulant le système immunitaire. Entre les périodes de pollinisation, le système immunitaire n’est plus exposé et la réaction allergique s’interrompt.

Les symptômes augmentent fréquemment d’année en année et peuvent commencer à tout âge.

  • Nez : rhinite allergique avec prurit, éternuements, rhinorrhée et obstruction nasale très gênante
  • Pharynx : démangeaisons, irritation
  • Bronches / respiration : asthme allergique saisonnier (difficultés respiratoires, production de mucus et inflammation des bronches)
  • Yeux : conjonctivite allergique avec prurit, rougeurs des conjonctives, larmoiement, sécrétions mucoïdes

Diagnostic de l’allergie aux pollens

La consultation spécialisée chez l’allergologue permet de poser le diagnostic grâce à :

  1. Anamnèse (histoire médicale) : description des réactions et de la période durant laquelle elles sont présentes
  2. Tests cutanés ou prick-tests (standardisés et très fiables), éventuellement des intra-dermo-réactions
  3. Dosage des IgE spécifiques (prise de sang)
  4. Spirométrie (fonction pulmonaire) : pour dépister la possible présence d’un asthme

    

Le médecin allergologue peut traiter vos allergies de plusieurs manières :
  • Traitement médicamenteux : divers médicaments durant la saison des pollens permettant de soulager les symptômes
    • principalement à base de collyres, spray nasal, poudre à inhaler, comprimés
    • les molécules utilisées sont essentiellement des anti-histaminiques, des cromoglycates, des anti-leucotriènes, des broncho-dilatateurs et des corticoïdes
  • Traitement curatif : désensibilisation (vaccination allergénique) selon un protocole pré-saisonnier ou annuel.

 

Le syndrome d’allergie orale croisée (SAOC) est à mentionner ici car il est fréquent pour les patients hypersensibilisés ou allergiques aux pollens d’arbres de souffrir de réactions croisées « pollens-fruits », le syndrome « pomme-bouleau » étant le plus connu.

Ces réactions oro-pharyngées sont provoquées par le contact de la muqueuse buccale avec certains fruits et se manifestent par un prurit, une gêne dans la bouche ou la gorge, parfois aller jusqu’à un asthme ou un malaise.

Les réactions croisées sont dues à la présence d’antigènes communs entre les fruits et les pollens, capables de stimuler le système immunitaire des patients déjà sensibilisés.

Les patients ayant le rhume des foins peuvent donc également avoir des allergies alimentaires aux fruits, pouvant aller jusqu’à l’anaphylaxie. L’allergologue pourra confirmer ce diagnostic et différencier l’allergie alimentaire vraie du syndrome d’allergie orale croisée (pollens-fruits).

A noter que si le patient est désensibilisé aux pollens, les symptômes d’allergie orale croisée peuvent s’améliorer.

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